Don’t just be an innovator

90% of everything that you want in life, you can buy.

That is why money is so important:

Better healt, better clothes, better education, better friends, better experiences.

All those things can be bought

But the most valuable 10% can’t be bought, and it’s the truth, and you can only be aware of which vibrates equal to you. 

So, don’t just be an innovator, if you can increase the vibration of your physical being, of your subconscious thoughts, of your core energy, if you can increase the energy, don’t just be an innovator while you can be a human magnet for everything that you want.

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Haiti n’existe pas…

HaĂŻti n’existe pas…
Petites illustrations.
En 2011 j’avais 33 ans. Je suis dans le bar d’un hĂ´tel de Saint-Paul, la ville jumelle de #Minneapolis, dans le #Minnesota, État du “midwest” des États-Unis. Je commande un #Vodka avec du jus d’ananas. La serveuse qui est Ă  la fois celle qui prĂ©pare les boissons pour la vingtaine de clients prĂ©sents, la caissière et celle qui passe la serpillère quand il le faut, me demande ” please your ID sir”, votre pièce d’identitĂ© svp Monsieur? Je n’exagère pas si vous dis que suis l’ainĂ© de cette jeune fille d’au moins 8 ans. J’avais 33 ans je vous rappelle. Je lui ai rĂ©pĂ©tĂ© plus de deux fois “I’m 33 and I’m sure that I’m really older than you”. Elle ne se laisse point intimider: “Your ID sir”. Je sors mon permis. Elle l’examine avec soin. “Thank you sir”. Et j’ai eu mon vodka. 

J’avais 33 ans. Mais le visage faisait peut ĂŞtre moins que vingt et un an. Je suis certain qu’elle savait que j’avais l’âge m’autorisant Ă  consommer de l’alcool. Mais elle ne voulait pas prendre de risque. Risque de se faire arrĂŞter pour avoir servi de l’alcool Ă  un mineur. Risque pour l’hĂ´tel de perdre sa licence lui permettant de vendre de l’alcool. Car aux États-Unis pour acheter de l’alcool il faut avoir 21 ans. Accomplis. C’est la règle. Et mĂŞme s’il n’y pas de reprĂ©sentant de la loi prĂ©sente, les acteurs civils veillent au respect de ce principe.
En dĂ©cembre 2012 j’Ă©tais au #PlanetHollywood dans le #Strip sur #LasVegasBoulvard, Ă  Las Vegas. J’Ă©tais avec Carla LĂ©onard et la #MissAnayizZ2011 qui avait 20 ans Ă  l’Ă©poque et la première dauphine. Nous sommes venus assister Ă  la finale de #MissUniverse. Après la cĂ©rĂ©monie nous nous sommes rendus dans l’un des bars du gigantesque hĂ´tel. Il y avait des centaines de clients dans les alentours. Les filles ont pris place assez loin du bar. Je commande quatre vodkas. Le barman me demande de voir les trois autres personnes qui sont avec moi. Je devine tout de suite la suite. Je me ravisai. Je rĂ©duis ma commande Ă  deux, car la première dauphine avait son passeport sur elle et Ă©tait âgĂ©e de plus de 21 ans.
Je n’ai pas Ă©tĂ© servi. Puisque les deux autres filles n’avaient pas 21 ans, le barman n’avait aucune garantie qu’elles ne toucheraient pas Ă  mon verre. Aucun risque. Pas d’alcool pour les moins de 21 ans. MĂŞme Ă  Las Vegas, surnommĂ©e “Sin City”, “La ville du pĂ©chĂ©”. 
En dĂ©cembre 2014, je suis dans un bar Ă  l’aĂ©roport #JFK, Ă  New York. Je ne prends pas d’alcool. Car je suis un rĂ©gime d’amaigrissement. Voeux pieux. Je suis rejoins par deux Dominicains. Je leur fais de la place. Car le terminal Ă©tait bourrĂ© de voyageurs. Ils sont reconnaissants. Ils m’offrent une bière. Avec insistance. Comme je n’ai pas assez d’espagnol pour leur expliquer que je suivais un rĂ©gime et tout en Ă©vitant de les offenser, j’accepte leur marque d’amabilitĂ© et de gĂ©nĂ©rositĂ©. Une place se libère dans le bar. Il y a de la place pour recharger son ordi et attendre paisiblement le vol qui ne sera prĂŞt Ă  partir que dans 3 heures. Une jeune fille s’amène. Tout de suite la serveuse lui demande sa pièce d’identitĂ©. Elle n’a pas 21 ans. Elle assure la serveuse qu’elle ne commandera pas d’alcool. Cette dernière lui demande gentiment de quitter le bar. “MĂŞme si vous ne commandez, Ă©tant donnĂ© que vous avez moins de 21 ans, vous ne pouvez pas rester lĂ . C’est la règle”. Elle repartit bredouille. Son ordi en main. Et nul part pour le recharger.
On est le samedi 10 juin 2017. La voiture de Carla LĂ©onard a un souci Ă  Delmas 75 devant une grande Ă©cole de bonne rĂ©putation et chrĂ©tienne de surcroit. Le mĂ©cano qui nous aide tarde Ă  lever la panne. J’ai le temps de cerner tous les Ă©lĂ©ments de l’environnement de l’Ă©cole. La marchande de “#Fresco” qui se fait de bonnes affaires avec cette chaleur. La marchande de pistaches grillĂ©es qui termine bientĂ´t son “laye”… Mais juste en face, exactement en face de la barrière, un gros parasol portant le logo d’une compagnie de tĂ©lĂ©phonie de la place protège difficilement deux gamins et leur glacière de l’accablant soleil de la mi-journĂ©e. Le premier est âgĂ© de 10 ans. Tout au plus. Le deuxième n’a pas 16 ans. J’en suis certain. Ils vendent des sodas. Les Ă©lèves de cette institution scolaire reprĂ©sentent leur grosse clientèle. Ces derniers qui viennent aux cours du samedi ou aux activitĂ©s sportives passent effectivement voir les petits marchands de boissons gazeuses avant de pĂ©nĂ©trer l’enceinte ou quand ils en ressortent. Chaleur oblige! Les sodas partent comme de petits pains chauds. Enfin, c’est ce que je croyais, avant de remarquer que la glacière Ă©tait recouverte d’images d’une bière locale. “Vous avez de la bière bien fraiche dans votre glacière leur demandai-je?” 
“Celles que nous avons lĂ  ne sont pas très fraiches, mais on va nous en apporter tout Ă  l’heure”, me rĂ©pond l’enfant de 10 ans. 

Ă€ une dizaine de mètres de lĂ , une unitĂ© d’un des corps spĂ©cialisĂ©s de la Police nationale d’HaĂŻti (#PNH)viennent de prendre du service. Les motocyclistes sont leurs cibles privilĂ©giĂ©s. Tout le monde passe au contrĂ´le.

Le directeur de l’Ă©cole vient de passer dans lune de ses voitures. Il rentre sur la cour de l’Ă©cole. Il est souriant. Tout est normal.

Il y a une glacière recouverte de pub de bière devant une Ă©cole. Personne ne remarque cela. 

Dans cette glacière il y a de l’alcool disponible. 

Cela n’alarme personne. 

Les Ă©coliers de cette Ă©cole viennent acheter des boissons de cette glacière. Les responsables de l’Ă©cole ne sont mĂŞme pas inquiets. 
Ce petit commerce de boissons gazeuses et de bière est tenu par deux mineurs, dont l’un n’a pas plus de dix ans.

C’est chose normale.
Des voitures portant l’inscription de la PNH passe toutes les demi heures par cette rue, car Ă  trois minutes de lĂ  se trouve un bureau administratif de la police nationale.

Dans quel pays digne de ce nom avec un État qui veille Ă  la reproduction et Ă  la perpĂ©tuation de la sociĂ©tĂ© est-il admissible que de l’alcool soit vendu par des mineurs devant une Ă©cole frĂ©quentĂ©e des mineurs?

Vous me dites qu’HaĂŻti existe?
Gaspard Dorélien

17 juin 2017

La prière de Dutty Boukman au Bois-CaĂŻman:

« Le dieu qui a créé la terre, qui a créé le soleil qui nous donne la lumière.

Le dieu qui détient les océans, qui assure le rugissement du tonnerre.

Dieu qui a des oreilles pour entendre: toi qui es caché dans les nuages, qui nous montre d’où nous sommes, tu vois que le blanc nous a fait souffrir.

Le Dieu de l’homme blanc lui demande de commettre des crimes.

Mais le Dieu à l’intérieur de nous veut que nous fassions le bien.

Notre dieu, qui est si bon, si juste, nous ordonne de nous venger de nos torts.

C’est lui qui dirigera nos armes et nous apportera la victoire.

C’est lui qui va nous aider.

Nous devrions tous rejeter l’image du dieu de l’homme blanc qui est si impitoyable.

Écoutez la voix de la liberté qui chante dans tous nos cœurs »

FRANÇOIS MACKANDAL: LE MESSIE NOIR

Francois Mackandal est nĂ© en 1728 dans le Lorango-Uni de l’Afrique de l’ouest. Il a Ă©tĂ© emmenĂ© Ă  St-Domingue comme esclave Ă  l’âge de 12 ans et vendu Ă  Lenormand de MĂ©zy pour travailler dans sa plantation de sucre. Lors d’un accident Ă  la centrale de sucre, il perdit son bras gauche. En 1751 il s’Ă©chappa de la la plantation pour aller dans les montagnes de St-Domingue ( Haiti ) pour aller rejoindre d’autres marrons ( esclaves en fuite). Mackandal Ă©tait l’un des premiers Ă  rĂ©unir les diffĂ©rentes communautĂ©s ” marrons” pour organiser des raids dans les plantations afin de libĂ©rer d’autres esclaves captifs. Francois Mackandal, Ă  l’instar de Padre Jean, est devenu cĂ©lèbre pour avoir menĂ© l’une des premières insurrections haĂŻtiennes contre le système esclavagiste qui ont menĂ© Ă  l’abolition de l’esclavage et Ă  la crĂ©ation de la première rĂ©publique noire de notre ère. Mackandal connaissait bien les vertus des plantes et utilisait des plantes toxiques, des herbes et des champignons qu’il distribuait aux esclaves de maisons’ pour ajouter aux repas et rafraĂ®chissements qu’ils servaient Ă  leur maĂ®tres. On l’appelait parfois le ” seigneur des poisons” 

Mackandal est mort le 20 Janvier 1758. Trahi par une femme esclave très belle qu’un colon aimait en mĂŞme que lui, il a Ă©tĂ© capturĂ©, torturĂ© et condamnĂ© Ă  ĂŞtre brĂ»lĂ© vif sur le bĂ»cher, une punition très populaire Ă  cette Ă©poque pour les esclaves ( surtout les esclaves des champs et les bossales qui se rebellaient et les marrons). Alors qu’il Ă©tait sur sur le bĂ»cher Mackandal rĂ©ussit Ă  sortir du feu en flamme, mais il on l’a repris et le remit Ă  nouveau dans les flammes. Certains prĂ©tendent mĂŞme qu’il a tout simplement disparu pendant qu’il Ă©tait sur le brasier.

Mackandal surnommĂ© aussi parfois “” nèg Joseph” disait souvent qu’il Ă©tait envoyĂ© par Dieu pour libĂ©rer les noirs de la domination blanche qui les gardaient en esclavage et se faisait appelĂ© ” le Messie Noir” et prĂ©disait que St-Domingue allait ĂŞtre gouvernĂ© par les noirs eux-mĂŞmes libĂ©rĂ©s du joug de l’esclavage au dĂ©triment des colons français. L’histoire lui a donnĂ© raison.
La campagne d’empoisonnement et les raids des ” marrons” de Mackandal est unique dans l’histoire car il Ă©tait le premier Ă  s’organiser pour combattre les colons français et essayer de faire prendre conscience aux esclaves qu’ils devaient se rĂ©volter pour acquĂ©rir leur libertĂ©. En vertu de son dĂ©vouement Ă  l’abolition de l’esclavage, il Ă©tait devenu le premier architecte et l’ancĂŞtre de toute la rĂ©volution haĂŻtienne. Sa vision Ă©tait simple tous les hommes Ă©taient Ă©gaux et les noirs devaient se battre mĂŞme au prix de leur vie pour gagner leur libertĂ©. 
Cette rĂ©volution passĂ© sous silence dans l’histoire de l’humanitĂ© demeure la seule rĂ©volte rĂ©ussie par des esclaves noirs et a ouvert le chemin pour l’acceptation des droits de l’homme quelle que soit son sexe et sa couleur. Ce pays jusqu’Ă  nos jours paient indĂ©finiment les consĂ©quences de cette rĂ©volution oh combien salutaire pour la libĂ©ration de tous les noirs et tous les peuples colonisĂ©s Ă  travers le monde. Haiti se fait Ă©trangler jusqu’Ă  prĂ©sent par les grandes puissances. Et mĂŞme si plus d’un le nie Haiti reste et demeure la mère de la libertĂ© et des droits humains universels.

Aux alentours d’une Ă®le, une lettre Ă  Jacques Stephen Alexis.

Cette lettre, je te l’Ă©cris puisque les choses vont mal dans ce pays tronquĂ© d’injustice. Ce n’est ni une nouvelle, ni la description de l’Ă©tat des choses que tu auras Ă  recevoir, plutĂ´t la densitĂ© de mon amertume. Jacques, j’ose croire que le monde des explications ne peut en aucun cas remĂ©dier le mode d’existence aurĂ©olĂ© de crise Ă  laquelle la nouvelle gĂ©nĂ©ration s’est attelĂ©e.

Nous vivons dans un monde parsemĂ© d’embuches, et la misère se dĂ©teint sur nos visages embaumĂ©s de saletĂ©. A quoi cela sert de te dire qu’HaĂŻti va mal ? Aux Ă©poques oĂą tu habitais la terre d’HaĂŻti : L’engagement avait Ă©tĂ© au cĹ“ur de ton existence.   <<L’haĂŻtien regarde avec ses yeux ailleurs>>  Je m’en souviens si fortement de cette phrase Ă©noncĂ©e dans compère gĂ©nĂ©ral soleil. De toute Ă©vidence, les haĂŻtiens laissent le pays abondamment, ils se jettent au Chili, au BrĂ©sil dans d’autres pays. L’incertitude de l’avenir dĂ©configure nos issus de perspectives, Alexis.
Quand il m’est demandĂ© de t’Ă©crire une lettre. Mes yeux versent de larmes aux alentours d’un Ă®le. Je n’arrive pas Ă  comprendre ton bravoure dans une Ă©poque ensanglantĂ©e dans laquelle  tout soupçon aurait Ă©tĂ© taxĂ© de sĂ©questration. Ah bon ! Ton âme s’Ă©tait cuirassĂ©e. Jacques, tu voulais Ă  tout prix rendre la vie Ă  la masse. L’intellectuel, s’il est la conscience morale de son Ă©poque. Entre cette anecdote et toi, il n y a pas de distance. Je voulais avant de mettre un terme Ă  cette lettre que tu saches qu’il y a la prĂ©sence des forces onusiennes sur la terre d’HaĂŻti. Les Yankees s’institutionalisent d’une autre manière afin d’acoucher leur domination.  l’Etat demeure bourgeois et les ressources sont exploitĂ©es par les braconniers de l’Occident. Cette gĂ©nĂ©ration Ă  laquelle j’appartiens ne t’oubliera point.
Louis-Jeune Taberneau

​UN MONDE SANS NOIRS? IMPOSSIBLE!

On raconte une histoire très rĂ©vĂ©latrice Ă  propos d’un groupe de Blancs qui en avaient marre des Noirs.
Ces Blancs avaient dĂ©cidĂ© , d’un commun accord, de s’Ă©vader vers un monde meilleur.

Ils avaient trouvé une Amérique sans Noirs, où toute trace de leur passage avait disparue.

Enfin, se dirent-ils, finis les crimes, la drogue, la violence et le bien-ĂŞtre social. Tous les Noirs ont disparu.

Mais soudainement, ils furent confrontĂ©s Ă  une toute autre rĂ©alitĂ©, la nouvelle AmĂ©rique n’Ă©tait plus qu’une grande terre aride et stĂ©rile.

Les bonnes rĂ©coltes Ă©taient rares car le pays s’Ă©tait jusque lĂ  nourri grâce au travail des esclaves noirs dans les champs.

Il n’y avait pas de villes avec d’immenses gratte-ciel, car Alexander Mills, un Noir, avait inventĂ© l’ascenseur et, sans cette invention, on trouvait trop difficile de se rendre aux Ă©tages supĂ©rieurs.

Il n’y avait pratiquement pas d’automobiles, car c’Ă©tait Richard Spikes, un Noir, qui avait inventĂ© la transmission automatique.

Joseph Gammel, un autre Noir, avait inventĂ© le système de suralimentation pour les moteurs Ă  combustion interne, 

Et Garret A.Morgan, les feux de circulation.

En outre, on ne trouvait plus de réseau urbain express, car son précurseur, le tramway, avait été inventé par un autre Noir, Elbert R. Robinson.

MĂŞme s’il y avait des rues oĂą pouvaient circuler automobiles et autres rames ferroviaires express, elles Ă©taient jonchĂ©es de papier et dĂ©chets, car Charles Brooks, un Noir, avait inventĂ© la balayeuse motorisĂ©e.

Il y avait très peu de magasines et de livres car John Love avait inventé le taille-crayon, William Purvis, la plume à réservoir, et

Lee Burridge, la machine Ă  Ă©crire, sans compter W.A. Lovette avec sa nouvelle presse Ă  imprimer.

Vous l’avez devinĂ© ? Ils Ă©taient tous des Noirs.

MĂŞme si les AmĂ©ricains avaient pu Ă©crire des lettres, des articles et des livres, ils n’auraient pu les livrer par la poste, car William Barry avait inventĂ© le tampon manuel et Phillip Downing, la boite aux lettres.

Le gazon Ă©tait jaunâtre et sec, car Joseph Smith avait inventĂ© l’arrosoir mĂ©canique, et John Burr, la tondeuse Ă  gazon.

Lorsque les blancs entrèrent dans leurs maisons, ils trouvèrent que celles-ci Ă©taient sombres, pas Ă©tonnant, Lewis Latimer avait inventĂ© la lampe Ă©lectrique, Michael Harvey, la lanterne, Grantville T. Woods, l’interrupteur rĂ©gulateur automatique.

Enfin leurs maisons Ă©taient sales car Thomas W.Steward qui avait inventĂ© la vadrouille(balai), et Lloyds P.Ray, le porte poussière, leurs enfants les accueillirent Ă  la porte pieds nus, dĂ©braillĂ©s et les cheveux en broussaille, Ă  quoi fallait-il s’attendre ?

Jan E. Matzelinger avait inventé La machine à formes de chaussures, Walter Sammons, le peigne, Sarah Boone, la planche à repasser, et George T.Samon, la sécheuse à linge.

Les Blancs se rĂ©signèrent finalement Ă  prendre une bouchĂ©e, dans tout ce chambardement, mais pas de chance, la nourriture Ă©tait devenue pourrie car c’Ă©tait un autre Noir, John Standard, qui avait inventĂ© le rĂ©frigĂ©rateur.

N’est-ce pas Ă©tonnant?Que serait le monde moderne sans contribution des Noirs?
Martin Luther King Jr. a dit un jour: ‘‘Quand vous ĂŞtes prĂŞts Ă  partir pour le travail, sachez que la moitiĂ© de toutes les choses et de tous les appareils dont vous vous ĂŞtes servis avant de quitter votre maison a Ă©tĂ© inventĂ©e par des Noirs”.

Tout ça pour vous dire chers frères et soeurs que l’histoire des Noirs ne se rĂ©sume pas seulement Ă  l’esclavage.

Quand nous pensons à Fréderik Douglass, Martin Luther King Jr, Malcolm X, Marcus Garvey et Du Bois.

Diffusez ceci Ă  tout le monde afin que tous sachent la vĂ©ritĂ©, c’est le minimum que nous puissions faire pour leur rendre hommage.

Comme disait Bob Marley ”Time will tell” (le temps le dira).

Photo de Rutchelle GUILLAUME (chanteuse haitienne)

​Le discours de l’esclavagiste William Lynch commentĂ© et analysĂ© par LĂ©on KidjimalĂ© GRANT

Ce discours a été prononcé par un esclavagiste européen, William Lynch, en 1712. Il avait été invité par ses collègues afin de venir présenter une nouvelle technique de contrôle des Africains déportés aux États-Unis mais qui se révoltaient chaque jour, et mettaient ainsi à mal leurs « affaires ». William Lynch de par sa compétence et l’expertise qu’il avait développé, était devenu un « consultant » en ce domaine.

« Mesdames, Messieurs, Je vous salue ici, en cette année de notre seigneur, 1712. J’aimerais d’abord vous remercier de m’avoir invité. Si je suis là aujourd’hui, c’est pour vous aider à résoudre les problèmes que vous avez avec vos esclaves. J’ai expérimenté dans ma modeste plantation, des méthodes nouvelles de contrôle des esclaves. La Rome antique nous envierait si mon programme était appliqué. Non seulement vous perdez de l’argent en pendant vos esclaves, vous avez aussi des insurrections, des révoltes, vos champs restant ainsi longtemps sans être cultivés, vos propriétés sont souvent victimes d’incendies, votre cheptel est tué. Je ne suis pas là pour énumérer tous les problèmes que vous avez avec ces esclaves, mais pour vous aider à les résoudre.

Je dispose d’une méthode qui vous permettra de contrôler définitivement vos esclaves noirs, et qui a fait ses preuves dans ma propriété. Je vous garantis à tous que si vous l’appliquez correctement, elle vous permettra de contrôler vos esclaves pendant au moins 300 ans. Ma méthode est simple, tout membre de votre famille ainsi que vos ouvriers blancs peuvent l’utiliser. Je fais ressortir un certain nombre de différences parmi les esclaves; il me suffit de reprendre ces différences, de les agrandir, de les exagérer. Puis je suscite la peur, la méfiance, l’envie, la méfiance en eux, afin de les contrôler; par exemple, prenez cette liste de différences: l’âge, la couleur, l’intelligence, la taille, le sexe, la superficie des plantations, l’attitude des propriétaires, le lieu d’habitation des esclaves (vallées, montagnes, l’est, l’ouest, le nord, le sud), le type de cheveux des esclaves (fins ou crépus), la taille des esclaves (grands de taille ou courts). Je vais ensuite vous donner une stratégie d’action pour mettre tous ces éléments ensemble; mais avant tout, j’aimerais vous dire que la méfiance, le manque de confiance en soi, est plus efficace que le respect ou l’admiration. L’esclave noir, après avoir reçu ce lavage de cerveau, perpétuera de lui-même et développera ces sentiments qui influenceront son comportement pendant des centaines voire des milliers d’années, sans que nous n’avions plus besoin d’intervenir. Leur soumission à nous et à notre civilisation sera non seulement totale mais également profonde et durable. N’oubliez jamais que vous devez opposer les adultes et les noirs âgés aux plus jeunes, les noirs à peau foncée aux noirs à peau plus claire, la femme noire à l’homme noir.

Mesdames, Messieurs, ces solutions sont les clefs qui vous serviront à contrôler vos esclaves. Utilisez-les, faites-en bon usage; faites en sorte que vos femmes, vos enfants, vos ouvriers blancs les utilisent aussi; ne manquez pas cette opportunité. Si vous l’appliquez intensément pendant une année, les noirs eux-mêmes les développeront, les accentueront, et manqueront à tout jamais de confiance en eux-mêmes Cela vous permettra d’asseoir une domination quasi éternelle sur eux.

Commentaire et analyse du discours par Kidjimalé Léon Grant.

Ce discours est encore d’actualitĂ©. Sa portĂ©e a Ă©tĂ© rĂ©elle dans l’AmĂ©rique esclavagiste. L’esprit de la mĂ©thode de William Lynch est tout simple : la mise en Ă©vidence d’un certain nombre  de diffĂ©rences entre les individus d’un mĂŞme groupe social, en l’occurrence les Noirs. Il s’appuie  pour cela sur l’âge, la couleur de la peau plus ou moins foncĂ©e, le sexe, la taille, les cheveux lisses ou crĂ©pus…

Par ce moyen, il peut sĂ©parer les Noirs. Il peut les empĂŞcher de constituer un groupe pour rĂ©sister Ă  leur propriĂ©taire blanc. C’est le fameux « diviser pour rĂ©gner ».

Le texte ne nous dit pas si la mĂ©thode a Ă©tĂ© suivie par les  autres fermiers blancs. Mais on peut l’imaginer …

Pour nous, Africains, des leçons sont Ă  tirĂ©es de ce discours face Ă  l’oppression d’oĂą qu’elle Ă©mane !

Dans tous les cas, beaucoup de leaders nĂ©gro-africains  tels que Martin Luther King, Nelson Mandela et Gandhi, qui connaissaient ce discours, ont su tirer les consĂ©quences politiques et sociales. Ils ont su maintenir unis ceux avec qui ils menaient le combat pour la libertĂ© des droits.

Gandhi,  contre  qui les colons anglais, ont  opposĂ© Muhammad Ali Jinnah avait essayĂ© en vain de sensibiliser celui-ci contre les ruses de ce discours que les anglais ont adaptĂ©es Ă  la situation de l’Inde de l’Ă©poque, mais sans succès – c’est-Ă -dire si la mĂ©thode est redoutable !

Mandela, lui, aussi a dĂ©ployĂ© une Ă©nergie immense pour ne pas tomber dans le piège que le rĂ©gime de l’apartheid avait montĂ© notamment en crĂ©ant des bantous tans et en attisant les haines tribales entre les Xosas et les Zoulous …Cela ,malgrĂ© les trahisons deButhĂ©lĂ©zi et son Inkata…

En Afrique centrale, B. Boganda rĂŞvait d’un Etats-Unis en Afrique centrale. Celui que la France gaullienne lui avait opposĂ© pour faire Ă©chouer ce fabuleux projet, fĂ»t LĂ©on Mba au Gabon. Sans trop effort, l’on avait rĂ©ussi Ă  le convaincre que son pays risquerait de partager ses richesses avec d’autres plus pauvres.

En Afrique de l’ouest, la mĂŞme mĂ©thode a Ă©tĂ© appliquĂ©e avec « succès ». FĂ©lix Houphouèt-Boigny refusera une fĂ©dĂ©ration des Ă©tats de l’ancienne colonie française que les panafricanistes de l’Ă©poque lui avaient proposĂ©e!

«  L’esclave noir, après avoir reçu ce lavage de cerveau, perpĂ©tuera de lui-mĂŞme et dĂ©veloppera ces sentiments qui influenceront son comportement pendant des centaines voire des milliers d’annĂ©es, sans que nous (les colons blancs esclavagistes)n’avions plus besoin d’intervenir. Leur soumission Ă  nous et Ă  notre civilisation sera non seulement totale mais Ă©galement profonde et durable. »

Si je rappelle cette partie du discours deWilliam Lynch, c’est que je pense que c’est le but qu’il recherchait – Ă  savoir soumettre l’homme noir ad vitam aeternam Ă  l’homme blanc, un peu Ă  la manière des dominos qui, succombent les uns après les autres dès la première impulsion.

Lavage de cerveau en vue de pervertir le comportement de l’homme noir, pour le dominer pendant des siècles !

Nous soumettre Ă  leur civilisation. Je ne commenterai pas cette partie, et je renvoie aux Ă©crits de Cheikh Anta  Diop et autreBoubou Hama…

Vous avez peut-ĂŞtre constatĂ© que je n’ai pas Ă©voquĂ© un point qu’avait soulignĂ© William Lynch, sur les diffĂ©rences qu’il avait citĂ©es. En effet il avait mentionnĂ© les lieu d’habitation des uns et des autres . Il avait suggĂ©rĂ© aussi l’intelligence comme moyen de division !

J’ai Ă©tĂ© parfois estomaquĂ© de constater que (certains parmi nous qui avant eu l’opportunitĂ© d’Ă©tudier, de dĂ©crocher des diplĂ´mes, bref, ceux qui se trouvent intelligents ou intellectuels) expriment un profond mĂ©pris pour nos compatriotes moins lotis.

Pire d’ignorer que l’analphabĂ©tisme a atteint un record en Centrafrique et parmi les populations noires.

Nous ne devons pas nous laisser instrumentaliser voire flatter comme Ă©tant diffĂ©rents des autres. Mais nous devons savoir que si intelligents nous sommes cela  nous confère plus d’obligation envers les autres. Je bats ma coulpe pour n’avoir pas aidĂ© nos compatriotes comme j’aurai voulu, Ă   combattre l’ignorance et l’asservissement.

Le tribalisme et le régionalisme participent de cette duperie !

En effet qui n’a pas vu près de lui ou entendu des propos stigmatisant telles ou telles ethnie en R.C.A. !  Surtout lorsqu’un ressortissant d’un groupe ethnique est au pouvoir….

Dans tous les cas, sachons-le, la mayonnaise a bien pris. En ĂŞtre conscient, c’est  dĂ©jĂ  un dĂ©but …

Plus l’on occupe un position sociale importante, plus l’on doit se battre pour l’unitĂ© et pour l’Ă©panouissement du plus grand nombre. Se battre pour que la veuve l’orphelin  et mes moins nantis aient autant de droit et de chance que les autres.

Notre aliĂ©nation remonte  donc de loin. Culturellement apprivoisĂ©s, nous sommes comme un fleuve qui s’est dĂ©litĂ© ! Et au premier rang, se trouvent nos dirigeants…

Alors que faire pour commencer?

Diffuser largement le texte  de discours deWilliam Lynch,  l’analyser et se l’approprier.

Agir toujours ensemble mĂŞme si c’est difficile. Sans condamner ou rejeter un individu de bonne volontĂ© ou un groupe qui veut  contribuer Ă  un projet politique, Ă©conomique ou culturel.

Surtout sensibiliser que nous luttons contre une volonté de nous dominer éternellement !!!

Ainsi chacun parviendra progressivement Ă  modifier son comportement. Les actions que nous poserons ensemble seront  plus efficaces dans l’intĂ©rĂŞt de nos peuples.
Penser aux legs aux générations futures !